T’emmènes quoi en vacances ?

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 VGC-N3-v2_Page_01Moi je ne sais pas vous, mais cet été, je ne me sépare pas de mon Vilain Grand Canard. Le numéro d’été vient de sortir, et voici 5 bonnes raisons de glisser un VGC dans sa valise.

1. Il est petit, léger et pliable

2. Il peut aussi servir à faire des lunettes, un chapeau, un toboggan à fourmis ou une tente pour les escargots

2. Il vous fera voyager en Écosse, à la rencontre des fantômes, et saurez enfin qui est Marie Morgane

3. Vous pourrez frimer pendant les repas de famille et les mariages en expliquant comment les géants élisent leur chef suprême

4. Mettez un VGC dans les mains de Mémé, Tonton, et même du petit Cousin… et vous aurez la paix pendant toute une après-midi !

5. Espionnez votre voisin de plage derrière votre journal, puis abordez-le sur ce ton : « Excusez-moi, je crois reconnaitre votre parfum, ne serait-ce pas Noix de Cocotte pour rats de goût et rats des champs?! J’adoooore! » Effet séduction garanti.

VGC-N3-v2_Page_02Alors convaincus ? Dernier argument : il nous reste à trouver 60 abonnés pour arriver à l’équilibre et sauver notre VGC d’un serrage de ceinture fatidique. Parlez-en autour de vous ! Même les hamsters peuvent souscrire. Rendez-vous dans notre boutique

En attendant, notre équipe de rédaction s’envole vers d’autres cieux estivaux : Portugal, Bolivie ou Dijon (pour les plus aventurières d’entre nous)! Et promis juré, à la rentrée, on vous rapporte pleeeiinn de nouvelles anecdotes des mondes entiers.

Votre équipe de Rapporteuses dévouée, Lorène, Isabelle, Cécile, Tania et Roxanne

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Il était une fois une histoire 1/2

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Enluminure_Drogon

Le printemps végétal rime parfois avec hibernation créative. Un moment pour nous reposer, nous concentrer, prendre soin de notre nid et de notre plumage.

Cette fois l’inspiration est arrivée, au détour d’une lecture. Elle est comme ça l’inspiration, elle ne prévient pas, elle sommeille comme un volcan, puis elle vous tombe dessus.

Donc je lis un article du Monde, vous savez ce journal très sérieux qui se prend très au sérieux. L’article s’intitule « Dans les rêves de Cro Magnon ». En dessous, un petit texte alléchant m’invite à un « vertigineux voyage dans le temps et dans l’esprit ». Je fonce !

L’origine des mythes

Michel Witzel enseigne le sanskrit, la langue sacrée des hindous, à Harvard, le Poudlard des États-Unis. Il est linguiste, il s’intéresse aux langages. Mais surtout il cherche. Au 19e siècle, un certain Charles Darwin a publié un ouvrage qui a bouleversé nos sciences : « De l’origine des espèces ». Et bien ce Michel Witzel a écrit l’an dernier un livre tout aussi révolutionnaire, qui pourrait s’appeler « De l’origine des mythes ». Il a retrouvé des bribes d’histoires très très anciennes, celles que se racontaient les premiers hommes, il y a 50 000 ans ! 

délugeAssis autour du feu, un cuissot de mammouth à la main, ou bien marchant à travers les steppes brûlantes de l’Afrique, les hommes préhistoriques se chuchotaient des récits. Et ces récits sont passés de génération en génération, de grand-père en petite-fille, ils ont voyagé à travers les continents, ils ont pris la forme de chants murmurés le soir ou de manuscrits poussiéreux. Et ils nous sont parvenus.

Ces histoires parlent de déluge, d’un humain descendant d’une divinité et venu sauver le monde, ou d’un être malicieux qui vient chambouler l’esprit des hommes. Tous les peuples, ou presque, du monde entier ont des légendes semblables.

 dragon-42984_640Ces récits forment ce que certains nomment l’imaginaire collectif. Chacun de nous a son imaginaire à lui, avec ses monstres et ses fées, mais les êtres humains partagent aussi un monde imaginaire : le dragon, le serpent, les lutins par exemple en font partie. C’est notre lien, avec le passé bien sûr, mais aussi avec tous les autres êtres hJung_1910-cropumains.

Plus d’un siècle avant Witzel, Carl Jung, un grand psychiatre, parlait déjà d’un « inconscient collectif ». « Un dépôt de tout ce que l’humanité a vécu, depuis les origines, et qui n’est pas mort comme un champ de ruines », mais qui vit et qui vibre dans chacun d’entre nous. Dans nos rêves, dans les chansons que l’on murmure pour soi-même, dans nos peurs aussi.

Histoires d’un autre temps qui résonnent en nous jusqu’à aujourd’hui. Elles sont un trésor précieux que nous recevons de nos ancêtres et qu’il nous faut à notre tour transmettre à nos enfants. C’est le rôle des Rapporteuses et du Vilain Grand Canard. S’inspirer de cet imaginaire collectif, le plonger dans notre quotidien et voir ce qu’il en sort.

Lorène

Le VGC nouveau est arrivé !

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ll est là, l’encre encore fraîche, le papier tout chaud, à peine sorti de l’imprimante. Le journal N°2 !!!!

UNE 2Un an après son frère aîné, notre dernier né amorce la dernière ligne droite avant d’arriver dans vos boîtes aux lettres. Il a une lourde tâche. Comme tous les deuxièmes. Reprendre le flambeau, consolider ce qui a déjà été fait, corriger les premières erreurs, être mieux quoi !

merlinAlors on a mis le paquet. Un édito signé par Merlin en personne, des conseils mode donnés par un grand styliste du merveilleux, la dernière invention du célèbre professeur Tartignole… mais surtout un dossier entier consacré aux 500 ans de l’Organisation mondiale des merveilleux et des Elémentaux, O.M.M.E.

Comment ça, ça ne vous dit rien ? Rien du tout ? Pourtant c’est achi important pour les peuples du merveilleux. Leur O.M.M.E, c’est à la fois leur gouvernement, et leur arbitre. Un peu comme notre ONU à nous les humains. L’O.M.M.E résout, ou plutôt essaye de résoudre les conflits entre nains et elfes, entre nymphes et sirènes. Et ce n’est pas si simple ! Vous avez déjà essayé vous de calmer un dragon en colère ou de faire entendre raison à un gnome ? Tous les peuples y envoient des représentants. des délégués. Et chacun peut donner son avis. Bref, l’O.M.M.E, c’est THE organisation. Et elle célèbre en 2014 ses 500 ans.

VGC 2014 - 2e session travail-029Donc grosse fête ! Tout le monde est là. Musique, jeux dans les nuages, cadeaux bizarres, banquet gargantuesque. On raconte même que Dracula a flirté avec Blanche Neige, et que les Sept nains l’auraient finalement assommé avec une pioche. Un joyeux bazar, auquel nous avons pu assister. Les Rapporteuses ont reçu une invitation « V.I.P »,et nous vous racontons les coulisses de cette grande fiesta dans le numéro 2 du Vilain Grand Canard.

IMG_1583Car il faut le rappeler, les belles fêtes se font de plus en plus rares dans les mondes merveilleux. L’inquiétude règne sur l’insouciance, la peur recouvre la joie de vivre. L’Anastasia ne cesse de progresser chez les Humains. Pour les peuples merveilleux, c’est la cata. Devenus aveugles et sourds à la magie, les Humains font des ravages. Ici, ils construisent un autoroute sur un village de lutins, là ils coupent les arbres où vivent les Dryades. Et pour l’instant, toutes les tentatives de remèdes, de vaccins ou d’antidotes pour nous guérir ne sont révélées infructueuses. Le professeur Tartignole travaille sans relâche pour mette au point un médicament,, mais en vain. Heureusement, tout le monde n’est pas touché par la maladie. La preuve, si vous lisez ces quelques lignes sans penser que nous sommes complètement folles, c’est que vous êtes encore réceptifs !

Rapporteuses en rapportages en Ecosse

Rapporteuses en rapportages en Ecosse

Alors nous, les Rapporteuses, on s’est décidé à agir. Avec l’O.M.M.E nous travaillons main dans la main pour donner des nouvelles et des informations aux humanoïdes épargnés par l’Anastasia. Pour lutter contre sa progression. Pour maintenir le lien entre merveilleux et humains. Pour que nous n’oublions pas complètement et à tout jamais les elfes, les nains, les salamandres ou les nymphes.

Et donc voici le Vilain Grand Canard, number two, pour celles et ceux, petits, moyens et grands, qui veulent savoir ce qui se passe chez les ogres et les sorcières. Pour celles et ceux qui ne veulent pas attraper une Anastasia virulente. Pour celles et ceux qui, tout simplement, aiment s’échapper de notre monde d’Humains un peu rigide.

Notre boutique en ligne est ouverte, les timbres luisent de salive et les facteurs sont à pied d’œuvre!

yoyo coin coin

The Bible

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We Rapporteuses Dijon-005-BorderMaker

Jeux d’échauffement des neurones

Les vacances buissonnières

Dans notre imaginaire collectif, la fin de l’année est souvent synonyme de conte au coin du feu. Même si ce n’est pas, ou plus, le cas dans nos chaumières actuelles, il semblerait que nous ayons toujours ce même désir de fantaisie. D’ailleurs, au cinéma, c’est la période que choisissent les distributeurs pour sortir leurs films « fantastiques » tels que Percy Jackson, la Reine des Neiges ou le Hobbit.

Pendant que tous les Merveilleux bossent dur donc, nous avons choisi de nous réunir en conciliabule (une orange offerte à celui qui nous envoie la définition la plus absurde de ce mot barbare). Notre workshop exceptionnel de Noël s’est tenu les 28 et 29 décembre derniers dans le salon cocoonant de Christelle à Dijon, dans une atmosphère de vacances buissonnières (lorsqu’on travaille alors qu’on ferait mieux de se reposer) et de parfums de chocolats danois.

We Rapporteuses Dijon-024-BorderMakerENCORE un workshop ?

Non, ce n’est pas parce que nous sommes en retard dans la création des 3 prochains numéros du VGC (ils sont actuellement entre les mains de Tania, notre infographiste préférée qui leur fait un relooking d’enfer). Ce n’est pas non plus pour créer un hors-série. Bien tenté. Oui, c’est un peu un prétexte pour se retrouver toutes les 6 et faire des farces. J’avoue. Mais pas seulement.

Cet automne, nous avons rencontré Jérôme Saltet et Karine Marigliano des Editions Playbac, qui nous ont encouragées à développer le VGC. Le défi qu’ils nous ont proposé : rédiger un document de référence qui décrit tout l’univers merveilleux de notre canard. Les causes de l’Anastasia, le fonctionnement et l’historique de l’OMME (Organisation Mondiale des Merveilleux et des Eléméntaux), la chronologie des événements importants depuis sa création en 1514, comme la découverte du patient 0 de l’Anastasia, … Bref, une mission titanesque, comme on les aime!

We Rapporteuses Dijon-032-BorderMakerThe Bible of VGC

Dans le jargon du cinéma d’animation ce document de référence s’appelle « la bible ». On peut y trouver le résumé de l’histoire, la description des lieux, la présentation de tous les personnages, les relations qu’ils ont entre eux, leur passé, leurs goûts, leurs cauchemars, … Ça permet que toute l’équipe travaille à partir des mêmes éléments. C’est aussi à partir de cette bible qu’on va décider de faire un film, un album, des pins parlants. Grâce à ce document, même si on change de support (écrit, video, dessin), on garde les mêmes caractéristiques d’un personnage et d’une histoire. C’est un peu technique, mais c’est très important. Voilà donc pourquoi nous nous sommes retrouvées à écrire « la bible » pendant les vacances de Noël! La vie est curieuse…

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The Bible: comment ça marche?

Pour la création de notre univers merveilleux, nous nous inspirons des contes, du folklore et de nos propres élucubrations farfelues, ça vous le saviez déjà. Ce que vous ignorez peut être c’est que tout ça est ordonné grâce à une organisation méga top de notre invention, l’OMME (l’Organisation Mondiale des Merveilleux et des Elémentaux). Tous les peuples merveilleux que nous développons (inventés ou non) sont représentés dans cette organisation.

Le fonctionnement de l’OMME ressemble beaucoup à celui de l’ONU. Par exemple, l’ONU possède une Cour Internationale de Justice, et l’OMME a un Tribunal de la Vérité Vraie. L’OMME comme l’ONU n’est pas un gouvernement, mais une institution qui a pour but de préserver la paix. Dans l’univers du VGC, l’OMME doit lutter contre l’Anastasia qui empêche les hommes de communiquer avec les êtres merveilleux. Quelques humains épargnés par l’Anastasia travaillent avec l’OMME. C’est notre cas, en tant que Rapporteuses, notre rôle est d’aider l’OMME par la création du Vilain Grand Canard.We Rapporteuses Dijon-060-BorderMaker

Notre bible fait aujourd’hui 50 pages. D’ailleurs elle est loin d’être terminée. Elle va encore évoluer. C’est incroyablement gros la face cachée d’un iceberg! Il faut construire des tonnes de choses en secret lorsqu’on veut donner une histoire au monde. Et le pire c’est que le lecteur ne connaîtra jamais qu’un tout petit bout de cet iceberg gigantesque. Parce que bien entendu, The Bible of VGC est notre outil de Rapporteuses. Notre recette secrète. Un peu comme la recette du Nutella, cachée par ces fabricants dans un coffre-fort. Vous ne la découvrirez qu’au compte goutte, au fil des articles. Et là, autant vous dire qu’on en a bien pour les 10 ans à venir!

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VGC 2, 3, 4, le retour

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Nouvelles actualités! Nouveau format! Nouvelle périodicité!

Prune Charmante

Dessin de Sandrine Hervé

 Le numéro 2 de notre Vilain Grand Canard se fait beau et couve encore un peu avant sa sortie le 4 mars prochain. Mais il n’est pas seul! Les numéros 3 et 4 sont également en cours de création, car en 2014, le Canard devient quadrimestriel (ce mot barbare ne désigne pas une danse du Moyen-Age, mais une périodicité égale à 3 X par an ou tous les 4 mois). 

3 Vilains Grands Canards en 2014, c’est aussi ce qu’on appelle une meute d’anatidés! (Ce mot barbare désigne les membres de la famille des ansériformes, constituée d’oiseaux aquatiques au corps massif, aux pattes courtes et palmées, au plumage dense et au bec généralement aplati et dont l’intérieur est couvert de lamelles filtrantes)*. Voilà de quoi frimer en cours de biologie.

Les dates de parution de nos merveilleux quotidiens seront rattachées à nos fêtes préférées (c’est plus facile à retenir):

VGC N°2 – Mardi Gras (le 4 mars) : L’Organisation Mondiale des Merveilleux et des Elémentaux fête ses 500 ans! Merlin préside les festivités.

VGC N°3 – La St Jean (le 21 juin) : Crise du tourisme parallèle en Ecosse, les fantômes au chômage après une invasion de gouttes de pluie dans tout le pays.

VGC N°4 – Halloween (le 31 octobre) : le végétarisme progresse chez les vampires, une mandragore condamnée au silence et un prince charmant se prend une prune à la sortie d’un bal de promo!

Dessin de Cécile Lavocat

Pour des raisons confidentielles de liberté de la presse fantastique, nous diffuserons le Vilain Grand Canard uniquement sur abonnement. Les informations que nous délivrons aux lecteurs sont bien trop surprenantes pour être divulguées à tout le monde, d’un coup. Personne ne nous croirait! C’est pourquoi vous ne nous trouverez pas (encore) en grande surface ni chez votre libraire. Ce journal voyage de nous à vous, de vous à d’autres, un peu comme lorsqu’on se transmet un secret. Alors n’hésitez pas à en parler autour de vous, si vous connaissez des Humains qui croient encore aux Sirènes, aux Ogres et aux Cailloux.

Pour se procurer un abonnement, 2 possibilités. Soit vous connaissez personnellement une Rapporteuse, qui accepte de vous le revendre sous le manteau. Soit vous souscrivez à l’année pour les 3 numéros en suivant les instructions écrites sur ce bulletin (pensez bien à l’imprimer et à nous le renvoyer aussi).

 Vous pouvez aussi tout simplement cliquer sur l’onglet « boutique » de ce site et vous abonnez en ligne. Pour la peine, le numéro 1 peut même arriver chez vous avant Noël!

Abonnement 2014

Sur ce, nous retournons en rapportages en Scandinavie, parce qu’il parait que ça chauffe chez les lutins! Des préavis de grèves à l’approche de Noël, il y en a un que ça doit rendre furax…

* définition wiktionnaire

Les Rapporteuses sont des abeilles

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Les Rapporteuses ne sont pas une équipe comme les autres. Du moins, on essaye… en prenant exemple sur les abeilles.

©naturae-bien-etre.wifeo.com

©naturae-bien-etre.wifeo.com

Prenons donc une abeille. Toute seule, elle n’est pas très costaud. Elle sait faire des choses bien sûr, comme butiner, produire du miel. Mais si elle est isolée, cela ne lui sert à rien. La puissance des abeilles, c’est la ruche ! La ruche, c’est leur refuge, leur maternité aussi, leur usine. Et chacune a la responsabilité de cette grande maison. En fait les abeilles fonctionnent en intelligence collective. L’intelligence collective signifie que « plus on est de fou plus on rit », que « l’union fait la force », ou encore que « le bonheur n’est vrai que s’il est partagé ». C’est quelque chose de bien plus grand que la somme des individus qui compose le groupe.

L'intelligence collective, c'est passer de ça...

L’intelligence collective, c’est passer de ça…

... à ça ! Grâce à l'imagination de tous !

… à ça !

Ça paraît simple comme ça, mais dans la pratique c’est plus compliqué. Parce qu’il y en a toujours un qui veut imposer ses idées, qui a peur de ne pas être entendu, qui n’est jamais d’accord, qui interprète de travers, j’en passe. Ou parce qu’on a du mal à choisir les mots, et donc on s’embrouille.

Et pour nous Rapporteuses, c’est encore plus difficile, parce qu’on habite loin les unes des autres. Notre ruche à nous, celle qui produit le miel de Vilain Grand Canard, est un peu particulière. Elle n’est pas dans un champ de fleurs. Elle n’est pas vraiment un lieu d’ailleurs. Plutôt un moment. Un moment où nous nous retrouvons pour butiner ensemble. Ces moments s’appellent des workshops.

Pour faire un bon workshop, il faut :
un weekend, une ruche (la maison de Tania, ou un hangar paumé par exemple), au moins deux Rapporteuses et un thème. Par exemple, début octobre, Roxanne et Isabelle (1+1=2 Rapporteuses) se sont retrouvées à Lyon pour faire des photos de marionnettes (ça, c’est le thème). Elles ne font pas ça dans leur coin (sinon c’est pas drôle). On en discute avant (il y a des forfaits illimités spéciaux pour les portables de Rapporteuses). Et une fois qu’elles ont pris les photos, elles nous les envoient, on choisit celles qu’on préfère, on débat, on argumente avec plus ou moins de tact et hop, c’est fait ! Évidemment, mieux vaut avoir envie de créer collectivement et n’être pas trop attaché à son égo, sinon ça craque. Détermination et flexibilité sont les plus grandes qualités de l’abeille du Canard.

VGC 2013 - 2e session travail-049Pendant une année, on se retrouve ainsi en workshop une dizaine de fois. Et c’est comme ça qu’on produit notre Vilain Grand Canard !  Pas bête l’abeille…

Lorène

Des canards en Ecosse – Episode 3/3

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La troisième et dernière partie de notre voyage itinérant aura été très statique. Sûrement parce qu’on a un goût prononcé pour le paradoxe… Et une envie irrépressible de se poser dans un cottage douillet !

Scottish teapot

Scottish teapot

Notre série de sauts de puce à travers l’Ecosse nous amène dans une vieille capitale : Édimbourg. Au menu: fantômes, tombes, sorcières et souterrains. Et oui, c’est pas tous les jours facile d’être une journaliste du merveilleux ! Interviewer des loups, parler des langues bizarres comme le Schmilblick ou faire des séances photos dans les cimetières les plus hantés d’Europe…

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Mary King’s close – dans les closes, sortes de souterrains, légendes et rumeurs naissent dans l’obscurité.

Après que Roxanne soit retournée en France pour reprendre ses clichés de jeunes mariés (c’est pour un autre travail, ne vous inquiétez pas), Lorène et moi déposons nos valises chez des amis à South Queensferry, au bord du Firth of Forth.

Ecosse-091-BorderMakerBlotties au coin du feu (les clichés ça réchauffe), nous rassemblons, gribouillons, recollons, rédigeons, badigeonnons. C’est le moment de se dépêcher de prendre son temps pour ne pas se tromper et choisir les mots justes. Alors je relis mes articles à Lorène, qui me renvoie ma copie « euh c’est sympa, mais c’est pas très compréhensible ». Elle me demande de lui rappeler « – Comment il s’appelle déjà le professeur scientifique? – Tartignolle, – Il a un assistant maintenant, non? – Oui. » On décide de  l’appeler Ferguson, du nom d’un camion qui nous a doublé-serré dans les Highlands.

savant et assistant pour VGC(1)

Pendant ce temps là à Dijon, Laurence fait les premiers croquis de Tartignolle.

Pour tout vous dire, l’écriture d’un article du VGC ressemble un peu à ça:  » moi j’aime bien les cailloux » ou « et si on faisait une coccinelle samouraï? » On ne se refuse à peu près rien du tout. Parfois l’idée vient d’une photo de Roxanne ou d’un croquis. On croise nos inspirations, on secoue et ça donne un article. Par exemple et en exclusivité, un fait divers:

UNE MARIONNETTE FUGITIVE A BRIGHTON BEACH Boulet et pantalon à rayures, elle erre parmi les touristes en plein été. Visiblement évadée de prison, la marionnette a même oublié son nom. Une enquête est en cours.

UNE MARIONNETTE FUGITIVE A BRIGHTON BEACH
Boulet et pantalon à rayures, elle erre parmi les touristes en plein été. Visiblement évadée de prison, la marionnette a même oublié son nom. Une enquête est en cours.

Au bout d’une semaine, Lorène et moi avons rédigé nos 50 articles. Il faudra encore les faire relire, relire, relire et relire. On fignole tout ça à l’aéroport, on fait un point sur les illustrations dans l’avion. Parce que pendant ce temps là, Tania et Cécile se retrouent à Paris pour un workshop, Sandrine s’informe sur le régime alimentaire des vampires à Lyon, Coraline entasse les croquis d’épouvantail dans son petit appartement de Montréal, Aysel nous envoie son illustration d’une légende turque depuis Antalya et No art nous céde son illustration de 24 pages A4 ! La liste de tous nos complices n’est pas exhaustive (on ne va pas vous dévoiler toutes nos sources non plus ho). Mais vous aurez déjà compris que les 3 prochains numéros du VGC seront plus que collectifs, ils seront internationaux! All right baby!

A l'Elephant house, où JK Rowling écrivait Harry Potter, on aime bien les toilettes. Nous nous sommes rendues là-bas, cherchant l'inspiration autour d'un Lapsang Suchong.

A l’Elephant house, où JK Rowling écrivait Harry Potter, on aime bien les toilettes. Nous nous sommes rendues là-bas, cherchant l’inspiration autour d’un Lapsang Suchong.

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L’esprit de Dumbledore imprègne les lieux, jusqu’à la chasse d’eau !

Des canards en Ecosse 2/3

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Durant plusieurs jours Lorène et moi avons parcouru les Highlands à vélo. 4h de route chaque matin au gré des montées et descentes du relief écossais. Le jour s’étire, prend son temps. Ça nous permet de nous vider la tête avant d’y faire naître de nouveaux articles. L’imagination en roue libre.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


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Roxanne, la photographe du Vilain canard, nous rejoint à Fort William pour 4 jours. Elle fait le trajet depuis Dijon et se retrouve au pied du Ben Nevis en quelques heures. Elle a peu de temps, elle est venue entre deux mariages pour capturer les légendes du Nord. Les nuages s’amoncellent dans le ciel, la pluie fait déborder les rivières, inonde nos tentes et nos duvets. On saute toutes les 3 dans un bus. Le déclic de l’appareil photo de Roxanne rythme nos journées. On est à l’affût du moindre rayon de lumière. Des personnages apparaissent. Des bribes d’histoires. Tout s’accélère.


Les canards en Ecosse – Episode 1/3

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Vous l’aurez compris, les Rapporteuses ont repris du service depuis 3 mois maintenant. L’été et l’automne sont des saisons que l’on attend avec impatience. Pas pour les vacances. Encore moins pour la rentrée scolaire. Parce que c’est la période où l’on reprend la création de nos articles! Et cette année, c’est parti pour 3 numéros (que l’on crée tous en même temps). Soit 50 articles, environ 25 illustrations originales, autant de photos et plusieurs marionnettes créées et mises en scène par nos soins. Comme par exemple

Celui-là

Celui-là

 Comme on a toutes un travail – j’entends un « vrai » travail où on n’a pas toujours le droit de rire sinon c’est pas sérieux – et bien, comme on travaille pendant la semaine, on crée dès qu’on peut. On se rencontre chez les unes, chez les autres, à Paris, à Dijon ou à Lyon. On s’organise des ateliers les week-ends, des conférences téléphoniques la nuit, quand les enfants sont couchés, pendant qu’ils se brossent les dents, quand ils vont au poney.

VGC 2013 - 2e session travail-028Et puis cette année, l’envie nous a pris de partir plus loin et plus longtemps. Lorène et moi – moi c’est Isabelle, qui écrit des articles avec Lorène – nous avons empaqueté nos cahiers d’écriture et nous avons pris l’avion pour l’Ecosse, tout en haut de la Grande-Bretagne. On a pris le métro à Glasgow, le bus jusqu’à Fort William et des vélos pour Mallaig. Bref on s’est organisé une résidence d’écriture itinérante.

Bleu = Glasgow à Fort William Vert = en vélo vers Mallaig Orange = en bus au Loch Ness Violet = à pied dans Glencoe Jaune = bus jusqu'à Edimbourg

Bleu = en bus de Glasgow à Fort William
Vert = en vélo vers Mallaig
Orange = sous la pluie jusqu’au Loch Ness
Violet = à pied dans Glencoe
Jaune = en direction du soleil jusqu’à Edimbourg

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Une résidence d’écriture, c’est un moment privilégié de quelques jours à plusieurs années, durant lequel notre principale occupation est d’écrire (et de manger des coquilles saint Jacques).
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Cette période de création intensive est souvent très productive puisqu’on n’est plus distraites par nos occupations quotidiennes – comme de répondre au courrier ou d’emmener sa voiture chez le garagiste, même si, heureusement, je n’ai pas de voiture. Et puisque Lorène et moi, nous n’habitons pas dans la même ville, c’est important de pouvoir se retrouver toutes les deux pour partager nos idées et nos savoirs.
Arrivée à Fort William

Arrivée à Fort William

« Ecrire est mon boulot… alors il faut que je bouge. » Jack Kerouac
De nombreux écrivains voyageurs ont déjà trouvé le secret: l’écriture ne se pratique pas assis, mais en mouvement! Enfin la plupart du temps. C’est à dire que les idées nous viennent plus facilement lorsque nous marchons par exemple, que si nous restons assis toute la journée. En vrai de vrai, je pense qu’il ne faudrait commencer à écrire que lorsque l’histoire est presque totalement dessinée dans notre tête. Qu’elle est « mûre ». Qu’il n’y a plus qu’à la recueillir dans un panier un cahier.
Avant, c’est trop tôt.
Avant il faut butiner, traverser des paysages, s’imprégner des odeurs, bref se plonger dans le décor.

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Le Canard prend un nouveau départ

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Après quelques mois d’hibernation printanière, les Rapporteuses, le retour. Armées de leur plume (de phénix), de leurs pinceaux (en poil de licorne) et de leurs ciseaux (forgés par les Nains), elles sont à nouveau en quête d’actualités merveilleuses.

Les Rapporteuses se sont réunies au sein de l’AFPP, Agence Fantastique de Presse Parallèle, pour tirer un bilan de cette première année de vie entre le réel et l’imaginaire. Constat partagé : nous avons envie de créer davantage d’articles et de collaborer avec de nouveaux artistes.

Guidées par cet appétit féroce, nous mettons nos sens en éveil. Objectif : être plus attentives et plus réceptives aux signes parfois imperceptibles du merveilleux. Le tout à travers un sono-langage.

VGC2-workshopUn sono-langage ? Écouter des ambiances sonores captées ici et là et mixées par Lorène. Les sons évoquent un monde, où les histoires s’épanouissent au gré des fluctuations sonores. Qu’est-ce que ce bruissement ? Le pas d’un nain dans la neige ? Et ce grincement ?

Se lancer, ne pas censurer nos envies, oser nos idées. Un peuple des gouttières ? VGC 2013 - 2e session travail-049

VGC 2013 - 2e session travail-012

Une des clés pour ouvrir notre imagination : la bissociation. Il s’agit de rapprocher deux idées ou deux éléments… pour en créer un troisième. Et plus ces deux éléments sont opposés, plus le résultat sera étonnant. C’est une forme de détournement. Par exemple, comment veillir une Barbie.

VGC 2013 - 2e session travail-001VGC 2013 - 2e session travail-002La boîte à idées est ouverte, la machine à fabriquer un vilain grand canard est lancée !